Observatoire

 

Le panorama représentatif des impacts et bénéfices des instruments incitatifs fiscaux à la disposition des entreprises françaises.

Les équipes d’ABGi, sont heureuses de vous proposer cette 14e édition de l’Observatoire du Financement de l’Innovation.

 

Rendez-vous incontournable des acteurs du management et du financement de l’innovation, nous avons à cœur de vous proposer un panorama représentatif des impacts et bénéfices des instruments incitatifs à la disposition de nos entreprises, consacrés au soutien de leur R&D et de leurs innovations.

Ce panorama est basé comme chaque année sur l’étude de l’ensemble des dernières statistiques officielles disponibles, tant sur les aides directes (France 2030, Horizon Europe, …) que sur les indirectes (CIR, CII, JEI, …). Cette édition 2026 sera complétée au fur et à mesure des données publiées.

Au-delà de l’interface interactive accessible sur cette page, détaillant les indicateurs clés, nous souhaitons à travers ce dossier mettre en avant les principaux enseignements de cette année. Ainsi, dans cette édition, vous trouverez des points de vue sectoriels sur les tendances et enjeux RD&I des entreprises en 2026, rédigés par nos experts (aéronautique, santé, énergie, automobile, …)

Alors que les États-Unis et l’Allemagne renforcent leurs dispositifs de soutien à la R&D, l’investissement privé français recule en volume et demeure sous les 1,5 % du PIB. Les entreprises qui investissent en RD&I ont besoin de visibilité : un cadre stable, lisible et accessible reste la première condition de leur engagement dans la durée. 
Guillaume CARLIER, Managing Director ABGi

Les principaux enseignements de cette étude

 

En 2023, les entreprises françaises ont investi 40,7 milliards € en R&D (dépense intérieure de recherche et développement des entreprises (DIRDE)). Si ce montant franchit pour la première fois le seuil des 40 Md€, il traduit paradoxalement une baisse de 0,9 % en volume par rapport à 2022 (après +3,5 % en 2022 et +3,8 % en 2021). Le ratio DIRDE/PIB s’établit ainsi à 1,44 %, en léger recul (1,46 % en 2022).

    • Malgré un contexte économique difficile, les entreprises ont poursuivi leurs efforts d’embauche en R&D. En effet, leurs effectifs de R&D progressent de 2,6 %, après une stabilité en 2022 (+ 0,3 %). La dynamique de l’emploi scientifique reste ainsi robuste, mais contraste avec la contraction des investissements réels.
    • Sur le plan sectoriel, les industries stratégiques reculent : automobile –3,0 % (4,3 Md€), pharmaceutique –13,3 % (2,8 Md€), aéronautique et spatial –0,6 % (4,0 Md€). À l’inverse, les services poursuivent leur progression (+3,5 %), tirés par le numérique (+8,6 % pour l’informatique et +7,0 % pour l’audiovisuel et l’édition). Les experts d’ABGi France vous proposent, dans la dernière édition de notre Observatoire, un éclairage concret sur l’actualité R&D des principaux secteurs d’activité en France (à découvrir en bas de page)

 

Autre indicateur clé, celui du cours du chercheur en France édité chaque année par l’Association Nationale de Recherche et Technologie (ANRT). Il est évalué à 73 en 2024 (indice base 100 sans CIR), contre 64 en 2011. La France, qui occupait alors la 3e place mondiale en compétitivité coût, se situe désormais à la 7ème place du panel international.

      • Sans le CIR, la France serait aujourd’hui le 2ème pays le plus cher du monde pour mener de la R&D (indice 100 contre 175 aux États-Unis). Avec le CIR, elle demeure plus compétitive que l’Allemagne (88), la Belgique (94) ou les Pays-Bas (99).
      • S’il reste compétitif grâce au CIR, le coût du chercheur français subit une érosion progressive, qui grignote dangereusement cet avantage compétitif.

     

    Retrouvez ci-dessous les principales métriques, digitales et interactives.

     

    Une attractivité fragilisée

     

    Les résultats de ces indicateurs sont encourageants, mais fragiles. Or, la situation des Finances Publiques pousse une partie de l’opinion à préconiser des coupes budgétaires drastiques, notamment s’agissant du financement public de la RD&I.

    C’est dans ce contexte que la Loi de finances 2026 a fortement réduit la nature des dépenses de recherche éligibles au CIR. Ainsi, les dépenses liées à la propriété industrielle (prise, maintenance, défense, amortissements des brevets et COV), les dépenses de veille technologique, le dispositif « Jeune docteur », ont été purement et simplement supprimés de l’assiette du CIR. De même, les frais de fonctionnement associés aux dépenses de personnel ont été réduites de 43 % à 40 %, entraînant un renchérissement de 2 à 3 points du coût du chercheur. Ces ajustements, s’ils venaient à se poursuivre, pèseraient lourdement sur la compétitivité de notre recherche.

    Dans le même temps, un récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) recommande de restreindre encore le périmètre du CIR (notamment les dépenses de sous-traitance privée), et le Sénat rappelle que les aides publiques aux entreprises atteignent 211 milliards € en 2023, appelant à un « choc de rationalisation et d’évaluation ».

    Notre conviction chez ABGi

     

    L’Observatoire 2026 démontre qu’il faut préserver le CIR et le CII, tout en renforçant l’articulation avec France 2030 et Horizon Europe. C’est à ce prix que la France pourra :

    • sécuriser l’investissement privé en R&D,
    • soutenir les filières stratégiques (santé, batteries, chimie, aéronautique),
    • maintenir en France des emplois hautement qualifiés,
    • et préserver sa souveraineté technologique face aux États-Unis et à la Chine, qui investissent massivement dans leurs propres dispositifs.

    En conclusion, sans le CIR, la France perdrait son attractivité en R&D. Avec lui, elle peut rester une terre d’accueil de la recherche mondiale et renforcer sa compétitivité industrielle. Notre rôle, à vos côtés, est d’anticiper ces évolutions, de sécuriser vos financements et de transformer ces dispositifs en leviers concrets pour vos projets.

    Ensemble, faisons de l’innovation le moteur durable de la compétitivité et de la souveraineté françaises.

     

    Olivia Cerveau Reynaud, Directrice fiscal Associée – ABGi France

    Observatoire du Financement de l’innovation 2026
    Les principales métriques, digitales et interactives

    Focus sur les filières clés

    Agriculture et Agroalimentaire

    Aéronautique

    Automobile

    Batterie

    Chimie

    Santé

    Technologies de l’Information et de la Communication

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