Conquête spatiale : une nouvelle ère s’écrit aussi en Europe
Le numérique représente aujourd’hui 4,4 % des émissions de gaz à effet de serre de la France, soit l’équivalent des poids lourds, et 11 % de sa consommation électrique totale. Face à la croissance attendue des centres de données, notamment sous l’effet de l’intelligence artificielle, concilier développement numérique et sobriété environnementale devient un enjeu stratégique pour la filière.
C’est dans ce contexte que l’ADEME, pour le compte de l’État, lance dans le cadre du plan France 2030 l’appel à projets « Infrastructures de données et Équipements numériques résilients et durables » (EcoIDEN), rattaché à la stratégie d’accélération Numérique Écoresponsable. Ce dispositif vise à soutenir l’industrialisation et le déploiement de solutions innovantes pour rendre les infrastructures et équipements numériques plus efficaces, résilients et circulaires.
Vous souhaitez évaluer l’éligibilité de votre projet ?
EcoIDEN s’inscrit dans la continuité de l’appel à projets ECONUM, qui avait posé les premières bases d’une économie numérique innovante et circulaire. L’ambition est désormais d’accompagner le passage à l’échelle de ces innovations, en se concentrant sur l’industrialisation et le déploiement de solutions déjà matures.
Le dispositif répond à plusieurs enjeux identifiés par l’ADEME : l’amélioration de l’efficacité énergétique et hydrique des centres de données, la prévention des tensions sur le réseau électrique national, le renforcement de la résilience des infrastructures numériques face aux aléas climatiques, et le développement de solutions industrielles pour la durabilité et la réutilisation des équipements.
Les bénéfices attendus incluent un meilleur positionnement des acteurs européens du numérique, des infrastructures plus efficaces et résilientes sur le plan environnemental, ainsi qu’une réduction de la dépendance aux matières premières critiques. Les projets peuvent avoir une portée nationale ou territoriale ; les initiatives ancrées localement, mobilisant des acteurs du territoire, sont explicitement encouragées.
Les projets doivent s’inscrire dans au moins un des deux axes thématiques ci-dessous :
Cet axe vise à répondre aux enjeux environnementaux pesant en particulier sur les centres de données et à encourager les projets de recherche, d’innovation ou encore d’industrialisation dans le domaine. Les thématiques concernées incluent :
Les petits réacteurs modulaires (SMR) sont explicitement exclus du périmètre.
Cet axe vise l’allongement de la durée de vie des équipements et des centres de données, le déploiement de nouveaux modèles d’affaires (économie de la fonctionnalité, écologie industrielle et territoriale) et la relocalisation de la fabrication d’équipements durables et écoconçus. Sont attendus des projets de :
Le développement de solutions purement logicielles n’est éligible que s’il est au service d’un projet répondant à l’un de ces deux axes.
Le coût total du projet doit être compris entre 2 M€ et 5 M€ (sauf justification particulière), ce seuil minimum étant abaissé à 500 k€ pour les projets non économiques de production de bien commun ou relevant de l’ESS. La durée maximale indicative est de 3 ans.
Sont éligibles les personnes morales publiques ou privées, exerçant une activité économique ou non : sociétés privées de toute taille, associations dans le cadre de projets relevant de l’économie sociale et solidaire, organismes de recherche.
Les candidatures peuvent être individuelles ou portées par un consortium mené par un coordinateur identifié, incluant jusqu’à 5 partenaires demandeurs d’aide dans le cas général. Pour les approches d’innovation de rupture, le porteur doit nécessairement être une entreprise, en partenariat avec un ou des organismes de recherche.
Pour justifier de son implication en tant que partenaire finançable, chaque structure doit présenter une demande d’aide supérieure à 150 000 € (PME) ou 200 000 € (GE).
L’appel à projets est ouvert jusqu’au 9 décembre 2027, avec une relève intermédiaire le 29 octobre 2026.
Le cahier des charges précise que l’ADEME se réserve le droit de clore l’appel avant cette date, notamment en fonction du niveau de consommation de l’enveloppe allouée.
L’aide combine subventions et avances remboursables, la part remboursable représentant 40 % minimum du total de l’aide versée pour les activités économiques (part de subvention de 60 % dans le cas général).
Les taux d’aide maximum varient selon la nature de l’activité et la taille de l’entreprise :
Les appels à projets France 2030 exigent des dossiers rigoureux, démontrant à la fois l’excellence technique du projet, son potentiel d’innovation, ses impacts environnementaux et ses retombées économiques et territoriales.
Fort de son expérience sur de nombreux projets France 2030, ABGi accompagne depuis plusieurs années des entreprises de toutes tailles, ainsi que des consortiums, dans le montage et le financement de leurs projets. Cette expertise permet à nos équipes de maîtriser les attentes des financeurs et les spécificités des projets industriels et collaboratifs à fort impact environnemental.
Vous souhaitez évaluer l’éligibilité de votre projet à l’appel EcoIDEN ? Les experts d’ABGi sont à votre disposition pour échanger sur votre projet et vos perspectives de financement.
Conquête spatiale : une nouvelle ère s’écrit aussi en Europe
ABGi renouvelle son soutien à Mélina Robert-Michon, figure emblématique du sport français